 |
|
|
|
Le
Puy du Fou de l'Antiquité à 1977
|
Bien le bonjour à tous
et bienvenue dans ce premier dossier estampillé Puyfolonaute.com consacré
à l'histoire du Puy du Fou de l'Antiquité au 13 juin 1977, date du début
de l'aventure puyfolaise par le biais de la découverte* du château Renaissance, décor de la Cinéscénie du Puy du Fou,
par Philippe de Villiers.
*En réalité, Philippe
de Villiers connaissait déjà le lieu pour y avoir passé un dimanche en
famille alors qu'il était âgé de 12 ans. C'est suite à l'achat du lieu
par le conseil général qu'il décida de s'y rendre pensant pouvoir en faire
quelque chose …
Faites le vide, nous
voici sur le point de faire un voyage de près de 2000 ans, de César à
Valéry Giscard D'Estaing …
Première destination
: L'Antiquité …
Nous sommes en 57
avant Jésus-Christ. Pour la première fois, l'armée de Jules César met
le pied dans la future région vendéenne qui était alors une cité, celle
d'une confédération de tribus gauloises : les Pictons.
Ainsi tout commença au Puy il y a bien longtemps, à cette époque où cette
terre qu'on appelle France s'appelait encore la Gaule. A cette époque,
était sur une colline un bosquet de hêtres, bois sacré en ce temps où
les gaulois refusaient les dieux de Rome. Dans le bocage vendéen d'alors,
seule la religion druidique avec ses divinités multiples de la nature
existe. Les dieux de Rome ne sont quant à eux acceptés que dans de riches
villae : de vastes domaines agricoles tenus par de riches proprétaires gaulois, facilement influencables par le pouvoir romain. Par la présence du bois sacré sur son sommet, l'actuel Puy du
Fou était vénéré comme un sanctuaire. En effet, chaque matin, le Soleil,
également grande divinité gauloise, se levait exactement à l'Est du bois
sacré pour caresser de ses rayons la colline. Dans la nuit du 24 décembre,
le Soleil embrasait littéralement le bosquet dans une danse de lumière
indescriptible.
Aujourd'hui, nous gardons de ce culte du Soleil que la fête de la chandeleur (les crêpes symbolisant le Soleil) ainsi que le feu
traditionnel de la Saint-Jean. Aujourd'hui encore, en patois vendéen, le feu
se prononce fu, donnant ainsi une première approche de ce qu'est le Puy
du Fou, le sommet du feu, celui du Soleil, celui des dieux de l'ancien
temps.
Seulement voilà, ce n'est pas la bonne étymologie du nom du Puy du Fou.
En effet, on raconte que le bois sacré fut frappé d'un mal étrange, une
sorte d'épidémie forestière. Les hêtres tombèrent les uns après les autres
dans de longues et lentes agonies. Au final il n'en restait plus qu'un,
celui qui avait l'air d'être le chef de la tribu des arbres de la colline,
celui qui mesurait pas moins de quarante mètres de haut. Ainsi la colline
au bois sacré était réduite à un arbre perché tout en haut de celle-ci.
Au fil du temps, on appela cette colline le podium (qui veut dire sommet)
du fouteau (nom commun du hêtre).
Les années passèrent, déformant les
mots et les noms, et ainsi on obtint le Puy du Fou : le sommet du hêtre
(et non sommet des hêtres comme on peut l'entendre lors du Bal des Oiseaux
Fantômes car de toute évidence dans ce cas, Le Puy du Fou se nommerait le Puy des Fous).
C'est ce sommet du hêtre qui donna bien plus tard le logo du forum du
Puyfolonaute : un hêtre sur une colline.
Ainsi en ce temps,
la romanisation du bocage n'était pas facile. Pour se faire, après la
conquête de la Gaule entière, les romains édifièrent des oppidae, sortes
de camps retranchés édifiés à côté de routes stratégiques dans le but
de surveiller les rétissants au pouvoir de Rome. Le Mont des Alouettes, à proximité du Puy du Fou, abrita l'un de ses camps à la base de l'histoire de Damien et Soline dans
le Stadium Gallo-Romaine du Grand Parc du Puy du Fou.
Ce dernier est directement
inspiré des arènes de Saintes, alors à 150 kilomètres delà et peut accueillir
6000 personnes. (De mémoire de puyfolais, on raconte qu'on a réussi à
placer 9000 personnes à l'intérieur …) Nous sommes alors au IIIème siècle
après Jésus-Christ.
L'amphithéâtre de Saintes
Dans le bocage, les
romains ne sont toujours pas appréciés par les locaux qui peu à peu embrassent
le christianisme (c'est l'époque où se déroule le spectacle " Gladiateurs
" du Grand Parc du Puy du Fou). Là, Saint Claire introduit le Christianisme
à Nantes. Il périra en martyr, brûlé vif à Avrillé comme Saint Domnin
(référence lors du spectacle).
C'est au IV ème siècle
que commence vraiment l'évangélisation de la Vendée lors du déclin de
l'empire romain sous l'impulsion de Saint Hilaire. L'homme, issu d'une
famille païenne, se convertit au christianisme et devint évêque de Poitiers,
ancienne capitale des Pictons, en 350. Il transforma alors la capitale
pictone en une véritable métropole du christianisme gaulois. Au fil des
siècles, les vendéens ont remercié Saint Hilaire maintes fois. Pas moins
de dix communes vendéennes par exemple portent ou on portaient le nom
de Saint Hilaire à travers les siècles …
Vous me direz, rien
à voir avec le Puy du Fou, mais toute cette histoire
sur Saint Hilaire est en réalité une transition pour arriver au VII ème
siècle à l'époque où vivait le grand Saint Filibert (ou Philibert comme
on veut …). Cet homme édifia sur l'île de Noirmoutier (île d'Her à l'époque)
un ermitage de grande renommée en 676 qui aura des répercutions dans tout
le Poitou. Pour lui rendre hommage, il fut enterré en 686 dans la crypte
de l'église de Noirmoutier, où il restera jusqu'aux invasions normandes,
les fameux Vikings.
La suite de ce dossier étant en suspens pour l'instant à cause d'un problème dans l'acquisition de nouveaux ouvrages sur l'Histoire de la Vendée et du Puy du Fou, nous vous proposerons très bientôt un nouveau dossier consacré cette fois-ci aux coulisses des débuts de l'aventure puyfolaise (années 1976 - 1978).
Bien cordialement, L'équipe du forum du Puyfolonaute
|
| |
|